15 mai 2020

3 G$ de plus au PQI : il faut maximiser les retombées

Les investissements publics visant à stimuler l’économie après le confinement dû à la COVID-19 représentent une opportunité, pour le gouvernement, de revoir son processus d’appels d’offres afin de fixer des objectifs clairs et d’exiger des performances durables. En tant que firme intégrée d’ingénierie et de construction, spécialisée dans les systèmes énergétiques, Ecosystem a réalisé plusieurs projets apportant d’importantes améliorations aux bâtiments, incluant des économies d’exploitation substantielles. Cette possibilité peut et doit être élargie à d’autres interventions dans l’environnement bâti.

« Alors que le gouvernement souhaite accélérer ses investissements et miser sur les meilleurs projets, ceux qui offriront un maximum de retombées économiques et environnementales devraient être favorisés », avance André Rochette, président-directeur général d’Ecosystem. « Les investissements du Plan québécois des infrastructures 2020-2030 constituent une belle opportunité pour favoriser la publication d’appels d’offres qui valoriseront l’innovation et les solutions alternatives. La création de valeur ne se fait pas toujours au plus bas prix. »

« Le gouvernement a confirmé cette semaine qu’il maintiendra ses engagements, malgré la pandémie. Nous attendons donc avec impatience le dévoilement du Plan pour l’économie verte », insiste André Rochette.

Depuis plus de 25 ans, Ecosystem a réalisé de nombreux projets dans des bâtiments de plusieurs secteurs (santé, éducation, industriel, commercial) du Canada et des États-Unis. Ces projets reposent sur l’alignement des intérêts financiers entre le donneur d’ordres et l’adjudicataire. Les résultats livrés doivent être concrets, mesurables et quantifiables. « Un processus contractuel guidé par l’atteinte d’objectifs communs, accompagné de clauses de performance, est un élément important pour l’atteinte des cibles d’électrification et de lutte aux changements climatiques », ajoute André Rochette.

En effet, les articles 27 à 29 du Règlement sur les contrats de travaux de construction des organismes publics autorisent la réalisation de certains projets dont la sélection de l’adjudicataire est basée sur la valeur créée, laquelle est par la suite garantie par des pénalités financières pendant l’exécution.

Le gouvernement utilise déjà des appels d’offres qui intègrent la conception, la construction et même parfois des clauses de performance. Il pourrait aller encore plus loin en élargissant cette pratique aux projets de plus petite envergure. Une entente contractuelle basée sur les résultats aligne les intérêts financiers, mais stimule aussi la collaboration et l’innovation, toutes deux garantes de succès dans l’atteinte de cibles ambitieuses.

Dans son annonce, le ministre des Finances, Éric Girard, précise qu’il misera sur l’agilité gouvernementale. « Nous l’invitons, avec son collègue de l’Environnement, Benoît Charrette, à agir avec diligence, certes, mais en prenant le temps requis pour optimiser les retombées potentielles d’investissements importants en bénéficiant des apprentissages tirés des meilleures pratiques québécoises », conclut André Rochette.